Les Kalash coupés du monde ont besoin d’aide : Inondations

Mardi 11 août 2015

Image-1 (6

De mémoire d’homme, jamais on n’avait vu de telles inondations et crues dévastatrices. Les routes avalées par endroits, les maisons emportées, les champs dévastés… La vallée de Chitral au nord ouest du Pakistan, pays montagneux et escarpé de l’Hindu Kush, connaît une véritable catastrophe. A l’heure où j’écris ces lignes, on dénombre 32 morts, dont des enfants, plus de 500 maisons emportées et 1000 maisons endommagées. 54% des récoltes détruites de manière irréparable, le bétail décimé…

Image-1 (7

Les routes totalement coupées en 38 différents points, 27 ponts sur les axes principaux détruits, coupant du monde plus de la moitié des habitants, c’est-à-dire sans eau, sans nourriture.

Image-1 (2)

Lire : Chitral witnessed the worse flooding

La situation est particulièrement préoccupante au nord de la ville de Chitral et dans les vallées habitées par les Kalash, un des derniers peuple païen. La solidarité se met en place mais il faut des fonds pour acheter les vivres.

Femmes Kalash attendant les secours

Femmes Kalash attendant les secours

La seule façon de les atteindre pour leur porter secours est à dos d’âne. 900 Kalash de la vallée de Bumburet et 600 dans la vallée de Rumbur.

Image-1

Une excellente initiative, locale, est en cours, sans frais de dossier, ni salaires exorbitants puisqu’elle est menée par des bénévoles du cru. Mais ils n’ont pu secourir que 100 familles et ont besoin de plus de fonds.

Image-9

Chers lecteurs de France, si vous aussi souhaitez aider à acheter quelques sacs de riz ou de blé pour les Kalash, veuillez me contacter, je vous transmettrai les coordonnées des personnes à contacter. Merci pour eux !

Image-1 (2)8

[wpsr_addthis][wpsr_retweet][wpsr_facebook]

Shandur Polo Festival. Le plus haut du monde

Jeudi 6 août 2015

Nord Pakistan. Chitral district. Le festival a lieu chaque année au mois de juillet depuis 1936 au col de Shandur à 3738 mètres d’altitude, ce qui lui vaut le titre de festival de polo le plus haut du monde.

[wpsr_addthis][wpsr_retweet][wpsr_facebook]

Mais cette année il n’aura pas lieu : D’abord déplacé au mois d’août pour cause de ramadan, il devait avoir lieu les 7, 8 et 9 août. Mais les inondations catastrophiques qui ont touché les vallées de Chitral rendent le col inaccessible.

Pour se consoler, une série de photos prises au festival en 2012 :

Shandur Pass, Pakistan, July 2012 © Sylvie Lasserre

Shandur Pass, Pakistan, July 2012 © Sylvie Lasserre

 

Shandur Pass, Pakistan July 2012 © Sylvie Lasserre

Shandur Pass, Pakistan July 2012 © Sylvie Lasserre

 

Shandur Pass, Pakistan July 2012 © Sylvie Lasserre

Shandur Pass, Pakistan July 2012 © Sylvie Lasserre

 

Shandur Pass, Pakistan July 2012 © Sylvie Lasserre

Shandur Pass, Pakistan July 2012 © Sylvie Lasserre

 

Shandur Pass, Pakistan July 2012 © Sylvie Lasserre

Shandur Pass, Pakistan July 2012 © Sylvie Lasserre

 

Shandur Pass, Pakistan July 2012 © Sylvie Lasserre

Shandur Pass, Pakistan July 2012 © Sylvie Lasserre

 

Shandur Pass, Pakistan July 2012 © Sylvie Lasserre

Shandur Pass, Pakistan July 2012 © Sylvie Lasserre

 

Shandur Pass, Pakistan July 2012 © Sylvie Lasserre

Shandur Pass, Pakistan July 2012 © Sylvie Lasserre

Lire aussi : Shandur Polo Festival set to be cancelled

[wpsr_addthis][wpsr_retweet][wpsr_facebook]

Disparu depuis 22 ans, le fils unique retrouvé. Pakistan

Mardi 28 juillet 2015

L’histoire est digne d’un roman de Victor Hugo. Mais elle est véridique et se passe au Pakistan. C’est sous le titre  » Un homme retrouve sa famille après 22 ans » que la nouvelle est apparue dans la presse locale.

Disparu depuis 22 ans, le fils unique retrouvé.

Disparu depuis 22 ans, le fils unique retrouvé.

Les faits : Lal Zada, 26 ans, retrouve sa famille après avoir disparu durant 22 ans. Cela se passe à Samar Bagh, un village reculé à une vingtaine de kilomètres de Timergara, le chef-lieu de Lower-Dir dans le nord du Pakistan, et à moins de dix kilomètres de la frontière afghane.

Agé de quatre ans, l’enfant avait été vendu à des bergers afghans de Quetta par un homme pachtoune. « Les bergers me racontaient que j’étais orphelin et que je n’avais pas de parents. J’ai grandi en faisant paître un troupeau de chèvres et de moutons, » a raconté Lal Zada à la presse locale.

C’est grâce à une jirga d’anciens qui, après avoir réussi à persuader les bergers afghans de rendre l’enfant, ramenèrent celui-ci dans son village. Selon la presse, le père, Khan Zarin, a fêté l’événement comme il se doit, et distribué des bonbons aux voisins, mais souhaite faire des tests ADN pour être complètement sûr.

Et moi une foule de questions m’assaillent quant à cette femme, cette mère de neuf filles et d’un garçon, dont le nom n’est mentionné nulle part : Pourquoi a-t-elle quitté ses neuf filles et son mari, n’emmenant avec elle que son fils âgé de quatre ans ? Combien a-t-elle dû souffrir pour en arriver là… Etait-ce une vengeance de ne laisser que des filles à son mari ? De quoi est-elle morte ? A-t-elle été finalement assassinée, comme cela arrive lorsqu’une femme pachtoune quitte le domicile sans autorisation ?

De nombreuses zones de mystère demeurent. Et pourquoi soudain, après vingt-deux ans, les anciens ont-ils enfin tenté de convaincre les bergers de rendre l’enfant ?

[wpsr_addthis][wpsr_retweet][wpsr_facebook]

Parution : Pakistan, le pays des déchirures

Vendredi 26 juin 2015

IMG_1609

Longtemps que je n’avais lu un roman aussi palpitant et instructif ! Joël Raffier, qui a vécu de longues années au Pakistan, nous entraîne avec un talent littéraire rare dans une histoire mêlant la fiction à la réalité. Amour, géopolitique, histoire…

Une jeune femme assiste à l’enlèvement de celui qu’elle commençait à aimer dans la fameuse Khyber Pass, à la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan. Repartie en France, elle reviendra un an plus tard à Islamabad, à la recherche de traces du disparu. Je vous laisse découvrir la fin de l’histoire…

Le livre est paru en 2013 aux éditions l’Harmattan, qui ont pour politique de ne pas faire de promotion – et l’on sait à quel point la promotion est importante à la sortie d’un livre ! Passé donc inaperçu du grand public.

J’ai eu l’occasion de lire d’autres textes de Joël Raffier qui a vécu en Irak, en Inde et au Pakistan : ses livres sont toujours des bijoux d’écriture et nous emmènent sur les routes inexplorées du Pakistan.

Un seul conseil : précipitez-vous !

Pakistan, le pays des déchirures

[wpsr_addthis][wpsr_retweet][wpsr_facebook]

Vague de chaleur au Pakistan : plus de 200 morts

Lundi 22 juin 2015

Je vous le disais dans le post d’hier, Le jeûne de ramadan le pire jamais connu au Pakistan, la vague de chaleur au Pakistan est cruelle. Ajouter à cela le jeûne du ramadan et plus de 15 heures sans boire chaque jour, les conséquences ne se sont pas faites attendre : à Karachi et dans le Sindh, on dénombre déjà plus de 200 morts :

Karachi heatwave death toll nears 200 

Mise à jour le 26 juin : on dénombre plus de mille morts.

[wpsr_addthis][wpsr_retweet][wpsr_facebook]