La magie des suzani d’Ouzbékistan #TissusBrodés

Suzani de Samarcande du 19e siècle

Suzani de Samarcande du 19e siècle

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Ils sont colorés, décorés de fleurs et de cercles, tout en broderies. Ces tissus décoratifs, les suzani (so’zana en ouzbek, de so’z, parole), faisaient partie de la dot de chaque jeune fille ouzbèke.

A l’origine, probablement des motifs chamaniques préislamiques : cercles représentant le soleil, la lune, les étoiles… Les fleurs de grenadiers, des symboles de la fertilité. Quoi qu’il en soit, les motifs dessinés sur les suzani ne le sont pas par hasard, juste pour faire joli, et même si leurs significations exactes se sont perdues, ils ont des racines profondes.

Dr. Elmira Gyul, de l’Académie des Sciences de la République d’Ouzbékistan, déplore que la véritable signification des motifs sur les suzani se soit perdue, mais affirme qu’autrefois l’ont croyait à la force magique de ces symboles brodés : les suzani avaient un rôle protecteur dans les cérémonies. « Chaque élément est une partie de l’Univers et la composition est une image du Monde. »

Les suzani de Tachkent par exemple sont connus pour leurs symboles astraux et solaire : les palak suzani représentent les cieux, les oy-palak la lune et les cieux, et les yulduz-palak les cieux étoilés.

Pour en savoir plus : Suzani, the world of magic and beauty et  Suzanis and symbolism  

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Ouzbékistan. Merveilleuses danses des montagnes de Boysun

La culture de la région de Boysun, au sud de l’Ouzbékistan, a ceci de particulier qu’elle a su préserver dans ses traditions et rituels de nombreux éléments pré-islamiques remontant au zoroastrisme.

Voici une vidéo qui vous enchantera sûrement :

Voyez aussi cette vidéo conçue par l’Unesco, puisque cette culture particulière a été classée au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco :

The cultural space of the Boysun district

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Retour en Asie centrale

Kirghizistan, Tien Shan. © Sylvie Lasserre

Longtemps sans vous donner de nouvelles.  Eh oui… Trois ans que je n’étais retournée en Asie centrale ! Je me suis mariée avec un Pachtoune et vis au Pakistan depuis trois ans. Enfin… je partage comme je le peux mon temps entre le Pakistan, la Turquie (où se trouve ma maison) et la France.

Kirghizistan. L’auteur avec la famille du marié.

Mais enfin, au mois d’octobre, je suis retournée vers mes chères contrées ! D’abord au Kirghizistan à l’occasion du mariage du frère d’une amie, puis en Ouzbékistan.

Quel plaisir, mais aussi que de changements en trois ans, surtout dans les villes. Elles sont de plus en plus colonisées par les voitures. Les enfants sont connectés à Facebook en permanence. A Tashkent, les maisonnettes des quartiers tranquilles font lentement place à d’énormes édifices kitch, maisons individuelles de plus de mille mètres carrés, qui peu à peu grignotent la verdure de la ville et entament le charme si désuet de la ville. Les « new-Ouzbeks », comme les « new-Tadjiks », comme les « new-Kirghiz », aiment étaler leur richesse. Le communisme ne sera bientôt plus qu’un vague souvenir, que la nouvelle génération n’aura jamais connu.

Kirghizistan, Tien Shan. © Sylvie Lasserre

L’économie de marché, qui fut si difficile aux débuts, juste après la chute de l’empire soviétique, commence à prendre ses marques. De nouveaux commerces, flambant neufs, ont remplacé les vieilles échoppes. Un peu partout l’on refait les routes. Peu à peu l’on se relève du choc de la fin de l’URSS.

Tashkent, Ouzbékistan. © Sylvie Lasserre

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Sevara Nazarkhan, chanteuse ouzbèke francophile à la voix d’or

Dimanche 11 août 2013

Allez, un peu de détente en ce dimanche et ces temps difficiles pour les habitants des pays musulmans ravagés par les guerres et le terrorisme !

On la savait très douée, si ce n’est la plus douée des chanteuses de variété en Ouzbékistan et même au-delà.

La très grande Sevara Nazarkhan – que j’ai déjà eu la chance de voir en live 🙂 – s’est surpassée dans cette interprétation d’une chanson française intitulée « Je t’aime » (même si je la préfère quand elle chante en ouzbek).

Elle est aussi une magnifique interprète. Je vous laisse juges :

Sevara Nazarkhan est née dans la vallée de Ferghana en 1978, dans une famille de musiciens. Elle commence sa carrière comme joueuse de dutar (du tar : deux cordes) dans l’ensemble de la télévision nationale et entame une carrière solo en 2000. Elle se fait remarquer en 2003 pour son album Yol Bolsin, produit par le français Hector Zazou aujourd’hui disparu, qui est acclamé par la critique.

A la suite de cela elle entreprend une tournée en Europe et en Asie, est remarquée par Peter Gabriel et reçoit la même année le prix de la meilleure artiste asiatique de la « BBC Radio 3 World Music ».

Une de ses chansons que j’affectionne partiulièrement : Yor-Yor, chanson traditionnelle d’Ouzbékistan chantée lors des mariages et revisitée par Sevara Nazarkhan :

Sa discographie :

Un extrait de son avant-dernier album, Sen (toi), « Erkalab » :

Dans son dernier album, Tortadur, elle renoue avec la musique traditionnelle.

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