Deux Ouzbeks et un Kazakh arrêtés à New York #Daesh

Mercredi 26 février 2015

Akhror Saidakhmatov, 19 ans, et Abdurasul Juraboev, 24 ans (à droite)

Akhror Saidakhmatov, 19 ans, et Abdurasul Juraboev, 24 ans (à droite)

Ils ont été trop bavards… Akhror Saidakhmatov, Kazakh de 19 ans, a été arrêté à l’aéroport de New York alors qu’il embarquait pour un vol vers Istanbul pour rejoindre l’organisation Daesh. Quant à Abdurasul Juraboev, Ouzbek de 24 ans, il venait d’acheter son billet et s’apprêtait à partir au mois de mars. C’est Abror Habibov, 30 ans, Ouzbek, qui les avait aidés à financer l’opération. Il a été arrêté en Floride.

Leur mission, s’il ne réussissaient pas à quitter les Etats-Unis, détourner un avion, exécuter des policiers, et commettre d’autres actes terroristes. Habibov, venu avec un visa tourisme aux Etats-Unis, n’en était pas reparti et avait ouvert des petits commerces (réparation de téléphones, ustensiles de cuisine). Les trois avaient l’air « tout à fait normaux et inoffensifs » selon l’agent qui leur a vendu les billets d’avion.

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Une nouvelle galerie pour mes photos d’Asie centrale et du Pakistan

Je teste une nouvelle galerie pour accueillir mes photos :

Galleries | Sylvie Lasserre

Il me reste encore de nombreux reportages à ajouter. Mais déjà… qu’en pensez-vous ?

Merci pour vos commentaires !

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EAST TURKESTAN - UYGHURS TURQUIE REVERIES UZBEKISTAN TAJIKISTANKYRGYZSTANSWITZERLAND PAKISTAN

Ouzbékistan. Merveilleuses danses des montagnes de Boysun

La culture de la région de Boysun, au sud de l’Ouzbékistan, a ceci de particulier qu’elle a su préserver dans ses traditions et rituels de nombreux éléments pré-islamiques remontant au zoroastrisme.

Voici une vidéo qui vous enchantera sûrement :

Voyez aussi cette vidéo conçue par l’Unesco, puisque cette culture particulière a été classée au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco :

The cultural space of the Boysun district

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Retour en Asie centrale

Kirghizistan, Tien Shan. © Sylvie Lasserre

Longtemps sans vous donner de nouvelles.  Eh oui… Trois ans que je n’étais retournée en Asie centrale ! Je me suis mariée avec un Pachtoune et vis au Pakistan depuis trois ans. Enfin… je partage comme je le peux mon temps entre le Pakistan, la Turquie (où se trouve ma maison) et la France.

Kirghizistan. L’auteur avec la famille du marié.

Mais enfin, au mois d’octobre, je suis retournée vers mes chères contrées ! D’abord au Kirghizistan à l’occasion du mariage du frère d’une amie, puis en Ouzbékistan.

Quel plaisir, mais aussi que de changements en trois ans, surtout dans les villes. Elles sont de plus en plus colonisées par les voitures. Les enfants sont connectés à Facebook en permanence. A Tashkent, les maisonnettes des quartiers tranquilles font lentement place à d’énormes édifices kitch, maisons individuelles de plus de mille mètres carrés, qui peu à peu grignotent la verdure de la ville et entament le charme si désuet de la ville. Les « new-Ouzbeks », comme les « new-Tadjiks », comme les « new-Kirghiz », aiment étaler leur richesse. Le communisme ne sera bientôt plus qu’un vague souvenir, que la nouvelle génération n’aura jamais connu.

Kirghizistan, Tien Shan. © Sylvie Lasserre

L’économie de marché, qui fut si difficile aux débuts, juste après la chute de l’empire soviétique, commence à prendre ses marques. De nouveaux commerces, flambant neufs, ont remplacé les vieilles échoppes. Un peu partout l’on refait les routes. Peu à peu l’on se relève du choc de la fin de l’URSS.

Tashkent, Ouzbékistan. © Sylvie Lasserre

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Ouzbékistan. Incroyables bébés ouzbeks (et d’Asie centrale) !

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« Je rentre tout juste d’Ouzbékistan. Eh bien, vous ne devinerez jamais quelle fut ma plus surprenante et inattendue découverte !

Les bébés d’Asie centrale sont propres. Ils ne portent jamais de couches. J’ai d’abord naïvement pensé qu’ils urinaient librement dans leur pyjama. En réalité, je ne m’étais jamais vraiment posé la question.

Dès leur naissance, les mères les éduquent, un peu comme on le fait pour les petits chats par exemple.

Régulièrement elles les sortent et les incitent à les faire uriner par des onomatopées destinées à conditionner leurs réflexes. Et cela marche. Les bébés n’urinent plus que lorsqu’ils sont sollicités.

Devant mon étonnement, un ami se moqua : en Europe, vous êtes paresseux, vous utilisez des Pampers ! – Pour le mot couches, les Ouzbeks disent Pampers, le mot couches n’existant probablement pas.

pipe-et-gouttiere-bebe-bd.1231922649.jpgPlus je connais l’Asie centrale et plus je suis convaincue que notre société, qui a perdu tout bon sens, aurait beaucoup à apprendre – réapprendre – de ces sociétés encore traditionnelles et pleines de sagesse…

Mais pour combien de temps encore ? Déjà la société de consommation et l’argent roi ont fait leur apparition dans les villes et transforment les visages et les mentalités à une vitesse surprenante.  »

Non ce ne sont pas des pots à crayons mais des petits pots de chambre à mettre sous le berceau et des ustensiles pour canaliser l’urine du bébé vers le pot. © Sylvie Lasserre

4 janvier 2009

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Sevara Nazarkhan, chanteuse ouzbèke francophile à la voix d’or

Dimanche 11 août 2013

Allez, un peu de détente en ce dimanche et ces temps difficiles pour les habitants des pays musulmans ravagés par les guerres et le terrorisme !

On la savait très douée, si ce n’est la plus douée des chanteuses de variété en Ouzbékistan et même au-delà.

La très grande Sevara Nazarkhan – que j’ai déjà eu la chance de voir en live 🙂 – s’est surpassée dans cette interprétation d’une chanson française intitulée « Je t’aime » (même si je la préfère quand elle chante en ouzbek).

Elle est aussi une magnifique interprète. Je vous laisse juges :

Sevara Nazarkhan est née dans la vallée de Ferghana en 1978, dans une famille de musiciens. Elle commence sa carrière comme joueuse de dutar (du tar : deux cordes) dans l’ensemble de la télévision nationale et entame une carrière solo en 2000. Elle se fait remarquer en 2003 pour son album Yol Bolsin, produit par le français Hector Zazou aujourd’hui disparu, qui est acclamé par la critique.

A la suite de cela elle entreprend une tournée en Europe et en Asie, est remarquée par Peter Gabriel et reçoit la même année le prix de la meilleure artiste asiatique de la « BBC Radio 3 World Music ».

Une de ses chansons que j’affectionne partiulièrement : Yor-Yor, chanson traditionnelle d’Ouzbékistan chantée lors des mariages et revisitée par Sevara Nazarkhan :

Sa discographie :

Un extrait de son avant-dernier album, Sen (toi), « Erkalab » :

Dans son dernier album, Tortadur, elle renoue avec la musique traditionnelle.

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Photo du jour. Amu Darya, Ouzbékistan © Sylvie Lasserre

Amu Darya, Ouzbékistan © Sylvie Lasserre

Dans les environs d’Urgench. A cet endroit le fleuve marque la frontière entre le Turkménistan et l’Ouzbékistan. Ne pas se fier aux apparences, elle est très bien gardée. Le long de la rive gauche, des barbelés. Et surtout : des soldats armés qui patrouillent et n’hésitent pas à tirer sur ceux qui tentent de passer. Le photographe qui m’accompagnait ce jour-là a failli en faire les frais. D’autres, des Ouzbeks, n’ont pas eu sa chance et ont été abattus.

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