Par les plaines du Gobi. Mélodies de cithare mongole

Mercredi 4 mars 2015

BattungalagUne découverte que je vous recommande vivement. Elle s’appelle Battungalag et joue merveilleusement de sa cithare mongole.

Originaire du village de Tsagaandelger (Gobi central) à 250 km au sud d’Oulan Bator, Battungalag entre au Conservatoire de musique et de danse de la capitale mongole à l’âge de douze ans, où elle obtient ses diplômes de professeur de cithare et de musicienne d’ensemble instrumental.

De 1993 à 2001, parallèlement à son activité professorale, Battungalag est membre du groupe de musique traditionnelle Egshiglen. De 2001 à 2005 elle est membre de l’Ensemble National de Musique et de Danse Traditionnelles Mongoles.

Son activité musicale l’a amenée à se produire à l’international, notamment en Chine, en France et au Japon. Résidant en France depuis 2005, elle est membre du groupe de musique traditionnelle mongole « Les Voix de la Steppe » et collabore régulièrement avec l’ensemble lyonnais de musique médiévale « Xérémia ».

Pour toute information : tungaa_p2003@yahoo.com

[wpsr_addthis][wpsr_retweet][wpsr_facebook]

Waheeda Rehman, la Brigitte Bardot de Bollywood

Lundi 18 novembre 2013

Waheeda Rehman, une très grande actrice. Magistrale dans le film « Guide » (un petit chef d’oeuvre). Aujourd’hui, à 77 ans, elle vient de recevoir le « Centenary Award for Indian Film Personality »: Waheeda Rehman to receive first award celebrating 100 years of Indian cinema.

C’est lors d’un vol Paris-Islamabad que je l’ai découverte. Généralement, pour ces longs vols, je choisis un film de Bollywood pour me distraire. Ce jour-là, je choisis « le Guide », un film de 1965. Elle joue avec Dev Anand, autre monstre de Bollywood. Et… elle est MAGIQUE. Lors de ses danses performances, elle crève l’écran. Inoubliables mimiques…

Wahida Rehman est née en 1936 dans une famille musulmane. Pourtant, son père, un homme semble-t-il très tolérant et intelligent, ne l’empêcha pas de prendre des cours de danse. Dans l’interview qui suit, elle raconte que son père disait, alors qu’amis et famille critiquait son laxisme :  » L’art n’est pas mauvais en soi, seul est mauvais le comportement de la personne qui le pratique. »

C’est d’ailleurs en 1965, grâce à sa performance dans Guide, qu’elle deviendra célèbre :

Raat bhi hai kuchh bheegi bheegi…. :

http://www.youtube.com/watch?v=WAerLaJW1sE&feature=related

Film CID : http://www.youtube.com/watch?v=shFt7sGaujc&feature=relmfu

Pour le plaisir, regardez la danse du serpent du film « Guide » : http://www.youtube.com/watch?v=IJbgi9S7IMo

http://www.youtube.com/watch?v=1odcNKyfZJU&feature=fvsr

http://www.youtube.com/watch?v=b543r0E8ciI&feature=relmfu

http://www.youtube.com/watch?v=27ASuBNWBQQ&feature=relmfu

Admirable et inimitable ici lorsqu’elle exprime sa déception et le début de son désamour à Dev Anand : http://www.youtube.com/watch?v=U9cCQlsssYU

Et celle-ci : http://www.youtube.com/watch?v=_zeIsIwx5Xs

Rétrospective : http://www.youtube.com/watch?v=3_zPycXCy0g

La comparaison avec Brigitte Bardot ne s’arrête pas là ; voyez son interview  : http://www.youtube.com/watch?v=9z4A_HNqXBU&feature=related

[wpsr_addthis][wpsr_retweet][wpsr_facebook]

Happy independence day to our friends from Afghanistan !

cetaitlafghanistan.1302474664.jpg

August 19th 2011.

C’était l’Afghanistan… avant 1978

Portrait d’un pays perdu, témoignages. Passionnant. Tout simplement passionnant. Beaucoup de nostalgie également…

Un joyau de témoignages sonores, avec notamment les voix de Joseph Kessel et du roi Zâher Shâh.

Mais aussi de tant d’autres qui ont vécu dans cet Afghanistan perdu. Une oeuvre sonore d’André Velter. Je ne peux que vous inciter vivement à vous procurer ce coffret de 3 CDs…

En ce qui me concerne, j’ai sélectionné pour vous ce chant merveilleux : 02.mp3 dont j’admire l’âpreté, l’allant et la spontanéité.

Cela sonne vaguement turkmène mais je me trompe sans doute.

Quelqu’un peut-il m’en dire un peu plus à son sujet ? L’histoire qu’il raconte ?

Mon amie Katja Daniela, pour qui les musiques et les danses d’Asie centrale n’ont aucun secret pourra sans doute me renseigner 🙂 ?

Musique d’Ouzbékistan à Paris le 1er février

jamal-avezov-blog.1264588010.jpgIl chante et joue du violon et du ghijiak merveilleusement. Je l’ai rencontré à Tashkent.

Aujourd’hui, Jamal Avezov est à Paris, pour une tournée française, accompagné de ses amis musiciens Shuhrat Kholkodjaev (tanbur, sato) et Mamur Zilolov (tar).

A cette occasion, les Rencontres d’Asie centrale (pour s’inscrire : rencontres@asiecentrale.fr) vous invitent au concert qu’ils donneront à la Lutherie urbaine, un lieu exceptionnel dédié à la création musicale et à la fabrication d’instruments insolites).

Déjà, je vous propose un avant-goût en musique : jamal-chant.mp3

Le concert sera suivi d’une discussion entre la salle et les musiciens.

Nous vous attendons nombreux 🙂 !

C’est lundi 1er février 2010 à 20h00.

Participation aux frais libre (nous vous recommandons un minimum de 5 euros par égard pour les artistes).

Le nombre de places étant limitées, réservations indispensables auprès de : surlesroutesdasiecentrale@hotmail.com

Adresse : le Lull – 59 avenue du Général de Gaulle – Bagnolet – Métro Galliéni (à 50 mètres à droite en sortant du métro, la salle se trouve dans la cour, derrière le théa^tre de l’Echangeur).

lullerie-flyer.1264587806.JPG

Ouzbékistan – Dans les couloirs du conservatoire de Tashkent

conservatoire-4.1252014343.jpg

Une des choses qui me fascine le plus en Asie centrale ex-soviétique, c’est la cohabitation parfaite entre cultures soviétique et locale.

Cette duplicité entre modernité et tradition, je l’ai fréquemment notée chez mes amis, qui passent allègrement – enfin… apparemment – de l’une à l’autre. Point de schizophrénie mais une dualité parfaite. Chacun ici semble savoir faire la part des choses. Même si cela leur pose quelques problèmes d’identité parfois… (mais ceci pourrait faire l’objet d’une note ultérieure).

Au conservatoire de Tashkent j’en eus l’illustration la plus manifeste une après-midi de juin, me promenant dans les couloirs de cet édifice à l’architecture idéalement vouée à la musique.

tashkconshall.1252253860.jpg

Hall d’entrée du conservatoire.

Par les portes ouvertes, se mêlaient et sublimaient les accents d’orient et d’occident. Ici un concerto joué par un virtuose en herbe, là un moqam…

Orient / Occident… Occident / Orient… cohabitant merveilleusement… se mettant l’un l’autre en valeur sans se détruire – bien au contraire – et… ce fut… magique…

Ô comme j’eus aimé rester là longtemps… Me revinrent à l’esprit les mots d’une de mes professeurs de chant :  » Nous, les musiciens, nous ne connaissons pas les frontières ! Partout dans le monde, nous pouvons nous comprendre. La musique est notre langue commune !  »

conservatoire-1.1252014232.jpg

Les salles de musiques du conservatoire.

1989… Rostropovitch, venu saluer l’ouverture du mur de Berlin. Seul, avec Bach et son violoncelle… « Willkommen im West-Berlin… » Emouvants moments. Amour, allégresse, fraternité.

Deux ans plus tard, c’est le tour de l’empire soviétique. 1991 et les indépendances…

Mais revenons à nos moutons.

Là, plus que jamais, dans les couloirs de ce conservatoire, j’ai ressenti combien ma professeur avait raison.

Mais écoutez donc, plutôt : tashkconservat1.mp3

tashconscafet.1252253890.jpg

Dans la cafétéria du conservatoire.