Maroc, bidonville de Bougraa. L’eau, principale occupation des femmes et des enfants

dsc_0187-bd.1173512821.jpgL’eau est la principale préoccupation des habitants du bidonville.

Dans les ruelles, c’est un ballet incessant de femmes et d’enfants charriant seaux, bidons et bassines.

La vaisselle, la toilette, la lessive occupent une bonne partie de la journée déjà très remplie des femmes.dsc_0100-bd.1173512943.jpg

Juillet 2005

Maroc : bidonville de Bougraa. Chez Mohamed

dsc_0243bd-flou.1173514039.jpgMohamed, 24 ans, chez ses parents.

La famille vit dans une maison de 9 m2. Aucune fenêtre, pas d’électricité.

La pièce de 6 m2 fait office de salon et de chambre à coucher. C’est là que dort Mohamed avec son frère et sa soeur.

Les parents dorment à côté dans l’entrée / cuisine de 3 m2. La nuit, ils déplient un matelas, il y a juste la place.

Mohamed est professeur et vit dans le sud du Maroc. A l’occasion des vacances, il retourne chez ses parents.

Grâce à son salaire, c’est le jeune homme qui assure l’essentiel des revenus de sa famille.

Les habitants du bidonville sont conscients de l’importance des études. Tous les enfants vont à l’école.

Certains habitants de Bougraa sont aujourd’hui fonctionnaires, policiers…

Juillet 2005

Maroc : bidonville de Bougraa. Travaux ménagers pour les enfants

dsc_0048-bd.1173512433.jpgFatimzahra, 14 ans, fait la lessive pour aider sa mère, Touria, 30 ans, femme au foyer.

La jeune fille est en deuxième année au collège. Elle est née et a toujours vécu à Bougraa. Son père est peintre en bâtiment.

A ses côtés, une petite voisine fabrique des noeuds pour les boutonnières des djellabahs.

C’est une occupation pour de nombreuses fillettes dans les quartiers populaires : le noeud est revendu 20 centimes de dirhams.

Juillet 2005

Maroc : bidonville de bougraa. Points d’eau

dsc_0036-bd.1173511828.jpgLe bidonville ne compte que trois points d’eau, celui-ci et deux puits situés à l’intérieur du village.

Cette fontaine est située à l’entrée du bidonville.

Les puits sont le lieu principal de rencontre des femmes et des enfants dans le bidonville.

Juillet 2005

Maroc : bidonville de Bougraa. Le terrain vague

img_0128-bd.1173511526.jpgDe l’autre côté de la piste, faisant face aux maisons, un terrain vague planté de piquets.

On y fait sécher le linge.

Au-delà, ce sont les « WC ».

Le terrain étant plat, il faut marcher très longtemps pour être hors de portée de vue et avoir un semblant d’isolement.

Juillet 2005

Maroc, bidonville de Bougraa. Retour de la ville

img_0070-bd.1173511312.jpgCette jeune femme, qui porte son bébé dans le dos, rentre à pieds de la ville où elle est allée faire le marché. Trois kilomètres à pieds, 45 degrés, pas d’ombre.

Depuis quelques années, la ville de Meknès s’étend de manière tentaculaire, accueillant les gens venus des campagnes.

Autour du bidonville, de toutes parts, des travaux de terrassement en vue de la construction d’immeubles de banlieues.

L’opération zéro bidonville est en marche.

Juillet 2005

Maroc : bidonville de Bougraa

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Bougraa est un bidonville situé à une dizaine de kilomètres du centre de Meknès.

Environ 250 familles vivent là, arrivées des campagnes il y a une quinzaine d’années dans l’espoir de trouver du travail.

Vu de loin, le bidonville est presque invisible. Il se fond dans le paysage et ce n’est qu’à une centaine de mètres à peine que l’on peut commencer à en distinguer les maisons, ocres et très basses.

Il s’étend du côté gauche de la route, une longue piste en ligne droite au milieu de terres desséchées où rien ne pousse.

190705-1_0136-bd.1173509224.jpgAlertés par ma présence, les habitants accourent peu à peu, curieux.

Aujourd’hui, il ne reste plus que deux bidonvilles à Meknès, les précédants ayant été remplacés par des immeubles d’habitation à la périphérie de la ville.

Bougraa doit disparaître avant la fin de l’année dans le cadre d’un projet qui pourrait s’intituler :  » Meknès, première ville sans bidonville « . Les habitants seront relogés sur le site de Bassatine, à deux ou trois kilomètres.

Des immeubles d’habitation sont en construction alentour pour reloger les familles. Mais ici personne ne croit au projet :  » Ce ne sont que des paroles !  » entend-on dire souvent.

Juillet 2005

Plongée dans la medina de Meknès

Juillet 2005140705-2_0205-bd.jpg 

Longtemps sans écrire sur Meknès, ma ville natale… Dans la medina avec les Aïssaouas, cette confrérie soufie qui vénère le Saint cheikh el Kamel et dont on raconte qu’ils maîtrisent le feu, dans les bidonvilles, dans les montagnes près d’Azrou avec ce guide à moitié fou, et puis l’arrestation par les services secrets… Enfin la chaleur suffocante, le vent d’orage, la lumière irréelle, jaune, le retour forcé vers la zaouïa, le labyrinthe de la medina, l’homme hurlant la tête en sang sous un camion et personne ne lui portant secours… Impression d’avoir été ensorcelée… Envie de fuir vite, vite, très vite. Heureusement il y avait l’amitié d’Abdu.

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