Le Caire : vieille femme endormie

caire-vieillefemmebd.1171868496.jpgVingt-trois heures trente. Quartier de El Saiyida Zeinab, au Caire. Au marché, les derniers clients terminent leurs achats, les camelots remballent leur marchandise, quelques échoppes ont déjà fermé. Cette vieille marchande de fromages vient de débarrasser son étal avant de s’installer dessous. Chaque nuit, elle s’endort sous le tréteau, dissimulée sous son fichu.

Avril 2005.

Le Caire : Khedre, conducteur de pelleteuses

caire-khedrebd.1171696622.jpgAvril 2005 – Dix-sept heures, un quartier populaire du Caire. Khedre, 27 ans, est conducteur de pelleteuses. Sa journée est terminée. Il nous a reçus dans le fournil de son beau-frère, patron boulanger. Il n’est toujours pas marié, faute de moyens. Son rêve, venir vivre en France pour y travailler sur les chantiers. Vue d’ici, la France est un pays ami, celui de Jacques Chirac, l’homme qui a tenu tête à Bush contre la guerre en Iraq.

Le Caire : la fête du Prophète

caire-mouledbd.1171609172.jpgMosquée Al Hossein, 21 avril 2005. L’anniversaire du prophète donne lieu à de grandes fêtes. Partout, des hadras, concerts où un cheikh chante des vers sur Mahomet, s’organisent. Derrière les grilles, c’est Cheikh Ayman, une véritable idole, qui chante. La sono est assourdissante, la ferveur gagne peu à peu les fidèles musulmans venus parfois de loin. En arrière plan, un car de CRS. Ambiance d’attentats, cette année, les fêtes se termineront plus tôt que prévu et n’iront pas au bout de la nuit.

Le Caire : le pain national à 5 piastres

caire-painbd.1171521126.jpgLe pain national ou pain baladi est l’aliment de base de la population. On lui prête toutes les vertus, même celle d’être anti-cancéreux. Dès sa sortie du fournil, il est distribué à vélo vers les différents quartiers de la ville par ces cadors de la bicyclette. Lors de la crise du pain en 2003, la farine était venue à manquer et les prix avaient commencé à flamber. Le gouvernement avait été contraint de prendre des mesures afin de calmer le peuple. Aujourd’hui, la farine est subventionnée par l’état et le prix d’un pain baladi a été fixé à 5 piastres (environ 150 pains pour l’équivalent de 1 euro).

Le Caire : vie au cimetière

caire-viecimetierebd.1171088978.jpgDe nombreux indigents se sont installés dans ce cimetière délabré aux abords d’une mosquée en plein centre du Caire.

Tout ce que la mégapole comporte de délinquance et de criminalité se trouve réuni en cet endroit précis.

Les étrangers ne s’avisent pas de s’aventurer seuls dans ce ghetto.

PS : cet endroit n’est pas la désormais fameuse  » cité des morts « .

 Avril 2005

Embaba, banlieue du Caire, ancien fief islamiste

caire-embababd.1170830882.jpgDans les banlieues et les faubourgs du Caire, l’urbanisation est galopante et incontrôlée. Pas de ramassage d’ordures ni de routes goudronnées.

Ici, Embaba, un ancien fief islamiste, qui fut  » nettoyé  » par Moubarak en 1992.  

Urbanisme galopant et incontrôlé : les immeubles de brique rouge poussent comme des champignons, les rues ne sont pas goudronnées, les éboueurs ne passent pas.

Avril 2005

Le Caire : enfants des rues

caire-enfantsruesbd.1169623717.jpgLa crise économique a fait exploser le phénomène des enfants des rues et celui du travail des enfants. Ce phénomène est apparu en Egypte dans les grandes villes il y a environ sept ans.

On estime le nombre de ces enfants à un million et demi mais il n’existe aucune étude officielle, une manière d’ignorer le phénomène. Attention ! Il est déconseillé aux étrangers de les prendre en photo ou même de leur parler…

Ces deux gamines font leur  » marché « . La plus grande attrape un fruit de temps à autre, qu’elle place dans le carton que porte la plus jeune.