Paris. Conférence sur les massacres d’Osh (Kirghizistan)

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Au mois de juin dernier, la communauté ouzbèke du sud Kirghizistan fut victime de terribles pogroms. Certains osent parler de génocide. D’autres, plus timides, de nettoyage ethnique. Des scènes d’une cruauté inouïe, des populations ouzbèkes obligées de se défendre seules car ni armée, ni police, ne vinrent à leur secours.

N’ayant pas fait les « choux gras » de la presse qui leur a préférés le Mondial de football et les inondations en France, ces massacres sont passés quasiment inaperçus.

Les rencontres d’Asie centrale vous proposent une conférence sur ce sujet, qui se tiendra samedi 20 novembre 2010 de 15h30 à 17h30 à Paris, avec pour intervenantes :

– Alain Couanon, ancien ambassadeur de France au Kirghizistan

– Janyl Chytyrbaeva, journaliste kirghize à RFE/Radio Liberty

– Sylvie Lasserre, reporter freelance

Toutes les informations sur le site de la Maison d’Asie centrale

Lieu : Zango bar (1er étage), 15 rue du Cygne, 75001 Paris. Métro Etienne Marcel.

 Copyright photo : Khaït KURBANOV

Paris, Hu Jintao’s visit. Tibetans and Uyghurs together, burning the Chinese flag

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Paris, November 4th. Uyghurs and Tibetans demonstrated together during the visit of Hu Jintao in order to ask more freedom and rights. Tibet and Turkestan all together represent near half of the Chinese territory : but Tibetans and Uyghurs don’t want to be part of China…

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copyright photos : Sylvie Lasserre

Trois voyageuses en solitaire en Chine : Elodie Bernard, Clara Arnaud, Sylvie Lasserre‏

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A l’occasion de la sortie de leur  livre :
 
– Le vol du paon mène à Lhassa, Elodie Bernard
– Sur les chemins de Chine, Clara Arnaud
– Voyage au pays des Ouïghours, Sylvie Lasserre
 
La Maison d’Asie centrale vous invite à une rencontre signature avec Clara Arnaud, Elodie Bernard et Sylvie Lasserre samedi 30 octobre de 15 à 16h00 au Zango bar, 15 rue du Cygne, Métro Etienne Marcel. Paris.

Exposition-vente d’objets et vêtements d’Asie centrale, de Chine, de Mongolie et du Pakistan

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Amina Abdurahman, Sylvie Lasserre, Laetitia Merli, Corinne Picard seront heureuses de vous accueillir dimanche après-midi pour une exposition – ventre d’objets qu’elles ont glanés au cours de leurs voyages. Ce sera également l’occasion de nous retrouver pour de nouveaux échanges.
 
Un très grand merci à Saïdjon et Andréï, les patrons des restaurants ouzbeks Boukhara, qui nous prêtent gracieusement leur restaurant Le Boukhara Trévise pour l’occasion.
 
Lieu : Restaurant Boukhara Trévise, 37 rue de Trévise. 75009 Paris. Métro Cadet
Date : Dimanche 17 octobre 2010 entre 15 heures et 18 heures
 
En espérant avoir le plaisir de vous voir dimanche.

Rencontre avec Sylvie Lasserre : Voyage au pays des Ouïghours

Time 09 October · 16:00 – 18:00
Location Librairie Chemins en Pages, 121 avenue Ledru Rollin, 75011 Paris
Created by:

Librairie Chemins En Pages

More info « Nous vivons dans un immense camp de concentration à ciel ouvert !  » C’est armée de cette phrase de la célèbre dissidente Rebiya Kadeer que Sylvie Lasserre gagne le Turkestan chinois, le pays des Ouïghours (Xinjiang). En reportage avec un visa de tourisme, elle parcourt près de 6000 km en train, en taxi collectif, en triporteur, pour se heurter à … un mur de silence.L’auteur, Sylvie Lasserre, est grand reporter, auteur et photographe, spécialiste de l’Asie Centrale et membre de la Société Asiatique. Elle a également créé les Editions d’Asie Centrale, où elle a publié :
– les Recettes d’Asie Centrale (août 2009),
– l’extraordinaire voyage en Mongolie, de Guillaume de Rubrouck (juillet 2010)

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Sortie en librairie du « Voyage au pays des Ouïghours »

couvertureouighoursface.1274037471.jpgDepuis le temps que je vous parle des Ouïghours, voici enfin le livre que je leur ai consacré, paru aux Editions Cartouche…

 » Voyage au pays des Ouïghours  » sort en librairie le 21 mai 2010.

Les illustrations sont d’Alisher Alikulov, célèbre peintre d’Ouzbékistan.

A cette occasion, je vous propose quelques rencontres :

Signature du livre mardi 18 mai de 18h00 à 19h30 chez Mohanjeet, 21 rue Saint-Sulpice, Paris 6e. Métro Odéon

– Projection documentaire  » Une journaliste chez les Ouïghours du Turkestan chinois  » de l’auteur, organisée par Transboréal / ABM, en présence de l’auteur, suivie d’une signature. Jeudi 20 mai à 20h30, FIAP, 30 rue Cabanis, Paris 14e. Métro Saint-Jacques.

– Projection documentaire  » Voyage en pays ouïghour  » en présence de l’auteur, suivie d’une signature,  à la Maison d’Europe et d’Orient le 25 mai à 19h00. 3, passage Hennel, Paris 12e – Métro Gare de Lyon, Bastille, Quai de la Rapée ou Reuilly-Diderot.

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« Nous vivons dans un immense camp de concentration à ciel ouvert ! » C’est armée de cette phrase de la célèbre dissidente Rebiya Kadeer que Sylvie Lasserre gagne le Turkestan chinois, le pays des Ouïghours. En reportage avec un visa de tourisme, d’Almaty, au Kazakhstan, à Urumqi en passant par Ghulja, puis d’Urumqi à Kachgar et Turfan, elle parcourt près de 6 000 km en train, en taxi collectif, en triporteur pour se heurter à… un mur de silence.

Un constat : la colonisation han progresse à vive allure jusqu’aux confins de l’Asie centrale. Les rêves d’indépendance ne sont jamais très loin, mais partout l’on se tait. Turkestan – pire « Ouïghouristan » – est un mot qui conduit directement en prison. Pékin a instauré un régime de terreur, les espions sont partout. Une culture millénaire est menacée de disparition et ne laissera bientôt place qu’à un folklore fossilisé pour touristes.
Tout au long de son voyage, Sylvie Lasserre est frappée par l’absence de sourires, la tristesse des visages, si gais d’habitude en Asie centrale. Au Turkestan chinois, la joie s’en est allée. Beaucoup rêvent de partir à l’étranger : « Ici nous n’avons aucun avenir. » Mais les passeports des Ouïghours ont été confisqués. Autre fait marquant : l’ignorance dans laquelle Pékin maintient ce peuple, par un contrôle efficace des médias. « Tout ce que l’on sait, c’est par vous, les étrangers, qu’on l’apprend. »
Partie en quête de témoignages et de faits précis, l’auteur, qui a le plus grand mal à délier les langues, poursuit ses recherches sur les traditions et l’histoire : sur les traces du premier royaume ouïghour à Kara Balgassoun, située dans l’actuelle Mongolie, puis des momies du Taklamakan vieilles de quatre millénaires, au cirque du célèbre funambule Adil Hoshur, en passant par la maison d’un chamane qui n’a plus le droit d’exercer, sans oublier, à Kashgar, le fameux samâ – ronde des hommes au lendemain de la fin du ramadan – et le quartier transformé en « Ouïghourland », ainsi que les mausolées des saints soufis de la région… Mais partout, ce sera le silence. Le reste, elle l’approfondira en Occident à son retour.
À l’issue de ce voyage, le choix entre journalisme et militantisme s’avère difficile. À la suite des événements sanglants de l’été 2009 survenus à Urumqi, Sylvie Lasserre opte pour le militantisme, mettant en veille son activité professionnelle pour une dizaine de mois afin de mieux se consacrer à ce peuple oublié du reste du monde. Au point que Rebiya Kadeer, qu’elle rencontre à plusieurs reprises, lui propose d’occuper une fonction au sein du World Uyghur Congress.

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Photo : Sylvie Lasserre et Rebiya Kadeer, présidente du World Uyghur Congress (Genève).

L’auteur

Sylvie Lasserre est reporter, éditrice et photographe, passionnée par l’Asie centrale et les peuples turciques. Elle est l’auteur d’une soixantaine d’articles et reportages sur l’Asie centrale principalement, dont une vingtaine sur les Ouïghours, de reportages radio (Radio Suisse Romande) et de plusieurs expositions photographiques. Née à Meknès au Maroc, docteur en physique diplomée de la Faculté des sciences d’Orsay et du Politecnico de Milan, elle abandonne en 2004 la carrière d’ingénieur qu’elle mène depuis treize ans pour se consacrer au journalisme, ce qui l’amène à collaborer avec la presse française et internationale (Le Monde 2, Le Soir, Le Temps, Die Welt, La Stampa, Courrier international, Elle, Marie Claire international, L’Actualité, L’Hebdo, Cosmopolitan, La Presse, Le Monde, Libération, L’Express Mag, Internazionale, The Guardian…).

En 2008, elle devient membre de la Société asiatique et, l’année suivante, à la suite des événements survenus au Xinjiang, se détourne temporairement du journalisme pour se consacrer à la cause ouïghoure et lancer les Éditions d’Asie centrale. Elle anime le blog « Sur les routes d’Asie centrale » et dirige la Maison d’Asie centrale, une association destinée à promouvoir la culture centrasiatique en France, notamment grâce à l’organisation d’événements culturels.

Sylvie Lasserre, qui a vécu en France, Italie et en Belgique, et parle six langues, partage aujourd’hui son temps entre la France, l’Asie centrale et la Turquie.

Chamanisme en Ouzbékistan, par Sylvie Lasserre. Ce soir !

kochkoch1bd.1270791028.jpgVendredi 9 avril 2010 à 19:00, à la Maison d’Europe et d’Orient à Paris

Projection par Sylvie Lasserre

Ouzbékistan, décembre 2008. Un village aux confins ouzbéko-tadjiks. Au loin, les sommets enneigés des monts Turkestan. Un oued à sec, qui sert de piste. Au bord de l’oued, une ferme, la dernière avant la frontière du Tadjikistan, deux cent mètres plus loin. Là vit Mayram, la chamane la plus puissante de la région. Le regard perçant et malicieux. Des pommettes très saillantes. Calme. Sûre d’elle.

Sylvie Lasserre a partagé sa vie, ce qui lui a permis d’assister à différents rituels. La neige fraîche a plongé le pays dans un doux silence. Moins quinze degrés la nuit. Coupures de gaz et d’électricité, pas d’eau courante, toilettes à l’extérieur, simple trou creusé dans la terre…

Dans cette région reculée d’Ouzbékistan, le chamanisme se pratique encore selon des méthodes préislamiques. Mayram soigne en jouant de la doïra, le tambourin grâce auquel elle « ressent ce qui se passe chez les gens ». Le rituel le plus important, long et complexe, est le « koch koch » – prononcer koutch koutch. Battements lancinants de la doïra, transes, larmes, rires, chants et cris des femmes… Mélopées de Mayram qui invoque les saints, les fées et les démons. Histoires de vies. Emotions.

Sylvie Lasserre est grand reporter, spécialiste de l’Asie centrale. Elle est l’auteur du blog www.surlesroutesdasiecentrale.com et dirige la Maison d’Asie centrale

Maison d’Europe et d’Orient

3 passage Hennel
75012 Paris – France
M° Gare de Lyon / sortie bd. Diderot / accès par le 105 av. Daumesnil
ou M° Reuilly-Diderot / sortie rue de Chaligny / accès par le 140 rue de Charenton
tel +33 (0) 1 40 24 00 55
fax +33 (0) 1 40 24 00 59

mel contact@sildav.org

Voir toutes les informations : ici.

Noro’z, la fête du printemps, à Paris ! Venez nombreux

91-danse-5.1268404437.jpgLa Maison d’Asie Centrale fête Noro’z, le nouvel an perse et centrasiatique. Venez nombreux le 19 mars. C’est à 19h00.

Et si vous le pouvez, vêtus en tenue traditionnelle… 🙂 Mais ce n’est pas obligatoire pour entrer.

Toutes les informations sont ici :

La Maison d’Asie Centrale fête Nawruz à Paris le 19 mars

Etant en reportage, je ne serai malheureusement pas parmi vous ce soir. C’est Jarkyn, une amie kirghize, qui vous accueillera à ma place 🙂

Et cela se passe chez nos amis de la Maison d’Europe et d’Orient, avec un buffet offert par l’ambassade d’Ouzbékistan.

Musique d’Ouzbékistan à Paris : comme si vous y étiez !

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La soirée comme si vous y étiez. Enfin presque… C’était lundi, une soirée organisée conjointement par la Lutherie urbaine et la Maison d’Asie Centrale que je dirige.

Salle pleine. Belle atmosphère.

Mais voyez et écoutez donc Jamal Avezov, Shuhrat Kholkhodjaev et Mamur Zilolov : Trio ouzbek à la Lutherie urbaine

Visite en grande pompe mais en catimini du Président du Turkménistan à Paris

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Paris, 28 janvier 2010. Le plus grand secret entoure la visite officielle en France (1-3 février 2010) du Président du Turkménistan, Gurbanguly Berdymuhamedov, digne successeur de feu le dictateur Nyazov (qui se faisait appeler Turkmenbashi, le père des Turkmènes).

Pourtant c’est accompagné d’une délégation de 67 personnalités qu’il sera en France du 1er au 3 février.

Impossible pourtant à ce jour pour les diplomates français de connaître les détails de la visite. Extrapoler sur l’agenda relève du casse-tête. Idem pour l’heure de son arrivée lundi.

Ils craignent les « activistes » des droits de l’homme. On les comprend. Voir note « Turkménistan – Funeste anniversaire pour les journalistes croupissant dans les geôles turkmènes. »

Parmi ces 67 personnes, les Vice-présidents, les Ministres et les Vice-ministres du gouvernement. A en juger par la longue liste de « dignitaires », c’est tout le gouvernement qui se déplace.

Et c’est Bouygues, Total, Vinci, Thalès… qui se frottent les mains.

A noter parmi les membres de la délégation : Rachid Meredov, Vice-Président du Cabinet des Ministres du Turkménistan et Ministre des Affaires étrangères, Aleksandr Jadan, Chef du service administratif du Président du Turkménistan et Deryageldi Orazov, Vice-président du Cabinet des Ministres du Turkménistan. Ce triste trio accompagna Niazov durant tout son règne de dictateur et fut l’artisan du culte du Turkmenbashi.

Aujourd’hui, toujours selon le même scénario, ces hommes de l’ombre bâtissent le culte de Berdymuhamedov.

Quelques mots de Tajigul Begmedova, militante pour les droits de l’homme et Présidente de la Turkmenistan Helsinki Foundation for Human Rights.

 » Jusqu’à aujourd’hui, la responsabilité de la situation au Turkménistan revient à Niyazov et maintenant à Berdymuhamedov. Mais dans la pratique, ces trois personnages – Meredov, Jadan et Orazov – et toute la délégation ont aussi leurs responsabilités et un jour viendra où ils devront répondre de leurs crimes.

Comment auront-ils à répondre ? Nous ne le savons mais mais cela arrivera.

Nous leur demandons de s’arrêter un peu et de réfléchir à la situation réelle des Turkmènes. Celle des citoyens, pas celle des membres du gouvernement et de l’entourage du Président.

Il est temps d’agir, et de faire de cette visite commerciale l’occasion, non pas de « fournir du pain aux Turkmènes, mais de leur fournir des pioches ».

Que cette délégation, qui a la responsabilité du peuple turkmène, ne se contente pas de satisfaire les appétits de Bouygues, Vinci, Total, Thalès… qui ferment les yeux sur les pots de vins… au détriment du peuple turkmène.

J’appelle Bouygues à aider par exemple des étudiants turkmènes à se former en Europe à la justice, aux droits de l’homme, des milliers d’étudiants turkmènes, afin qu’à leur retour au Turkménistan ils partent sur de nouvelles bases et empêchent les compagnies étrangères d’agir de manière illégale chez nous avec l’aide du gouvernement.

Cette initiative serait plus importante et bénéfique pour l’image de Bouygue qu’elle ne l’est aujourd’hui. A l’avenir leur image en sortirait grandie.  »

Quant à l’Elysée, lui aussi est peu locace sur la visite officielle : rien à l’agenda non plus. Les sales affaires se traitent en douce.

Sylvie Lasserre et Tajigul Begmedova

Vendredi 29 janvier 2010 : Ah ! voilà ! Une lectrice m’informe que l’agenda de février de l’Elysée vient d’être publié. Voici donc la seule information concernant la visite du Président du Turkménistan :

Lundi 1er février 2010 :

13h00
Déjeuner de travail de M, le Président de la République avec M. Gourbangouly BERDYMOUHAMEDOV, Président du Turkménistan, au Palais de l’Elysée