Au Kirghizistan, on va chez le coiffeur avec son seau d’eau

Un salon de coiffure en Asie centrale © Sylvie Lasserre

Un salon de coiffure en Asie centrale © Sylvie Lasserre

Un après-midi à At Bashi…

Tiens mais c’est Janyl ! Que fait-elle là ?

Mon étonnement n’est pas feint : je viens de la quitter au village pour me rendre au bazar d’At Bashi et alors que j’arrive, je la vois marcher nonchalamment sur le bord de la route, courbée sous le poids du lourd seau d’eau qu’elle porte.

Janyl m’explique qu’elle se rend chez le coiffeur pour son brushing. Comme il n’y a pas l’eau courante au salon de coiffure, les clients sont chargés d’aller chercher l’eau du shampoing à la pompe, 500 mètres plus loin.

Dans les villages aujourd’hui au Kirghizistan, l’eau courante commence seulement à arriver dans certaines maisons. Les plus riches. C’est d’ailleurs tout un événement lorsqu’une famille « fait venir l’eau » chez elle.

Ce n’était pas le cas en 2004, la première fois que je me suis rendue dans le petit pays montagneux : aucune maison n’avait encore l’eau courante.

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