75 centimes le kilo de courgettes…

75 centimes le kilo de courgettes, 75 centimes le kilo d’aubergines, 50 centimes le kilo d’oignons, 1 euro le kilo de tomates… etc. etc. Le bonheur des amoureux de la ratatouille 🙂 Mais c’est en Turquie…

Lorsque je raconte a mes amis turcs combien nous payons le kilo de cerises en France : 20 euros, voici ce que l’on me repond : Where ? In your country ? Are you crazy ?

C’est un fait, ici, je n’en connais pas beaucoup qui souhaitent voir la Turquie entrer dans l’Europe : on ne veut pas payer 10 euros le kilo d’abricots ni 4 euros un kilo de tomates… et mauvaises en plus !

Et que dıre des pecheurs qui peuvent encore vendre le poısson des le retour de la peche, a meme le quai ?

12 réflexions sur “75 centimes le kilo de courgettes…

  1. Peut-être n’a t-on pas envie d’avoir les salaires turcs ? Un prix ne veut rien dire s’il n’est pas mis en relation avec un salaire moyen ou médian …
    Je ne pense pas que le niveau de vie des Turcs fassent envie aux Européens mais je ne doute pas que leur ratatouille soit excellente !

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  2. Je ne sais pas si les voyages forment la jeunesse en tous les cas ils n’ aiguisent pas le sens de la réflexion: comment peut-on écrire de telles bêtises à propos du prix des fruits et légumes en Turquie?

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  3. Voulez-vous dire que les Turcs sont betes ?
    Ou bıen est-ce moı ? Je vous feraı remarquer qu’en moıns de dıx ans le prıx de nos denrees alımentaıres en France et en partıculıer celuı des fruıts et legumes s’est envole, ce quı n’est pas le cas de nos salaıres – enfın des salaıres du francaıs moyen maıs peut-etre ne faıtes-vous pas partıe de ceux-la…).

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  4. « comment peut-on écrire de telles bêtises à propos du prix des fruits et légumes en Turquie ?  »

    Je crois qu’au contraire, souligner des différences de prix aussi importantes est pertinent. Bien sûr, du point de vue de l’habitant du pays, les prix sont à mettre en relation avec les salaires. Mais du point de vue des échanges extérieurs qui font tout autant la vie économique d’une nation, de tels écarts de prix ne sont pas sans conséquences. Je laisse les personnes « intelligentes » réfléchir à cela, qui porte un nom : l’échange inégal.

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  5. Parler de prix n’a aucun sens…il vaudrait mieux parler de pouvoir d’achat.
    Sachant que les salaires turcs sont en moyenne de 300 à 400 Euros par mois dans les grandes villes, soit 5 fois poins qu’en France, cela porte le kilo de tomates (en pouvoir d’achat) à 5 Euros en Turquie.
    A ce prix là, j’estime que j’ai plus de chance de vivre en France et de les payer 1,50 Euros sur le marché du coin.
    Et l’article se termine par le refus des amis turcs de notre blogueur qui ne veulent pas entrer dans l’UE pour éviter de payer des abricots 10 Euros le kg…c’est vraiment du n’importe quoi!

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  6. Ou on peut arreter d’acheter des tomates de nos fermiers sur-subventionés et importer des tomates de turquie… (hé oui le libre echange c bon pour le pouvoir d’achat).
    C’est pas con comme idée mais c’est bové qui va geuler.

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  7. Je reconnais n’avoir jamais mangé d’aussi bonnes tomates qu’en Turquie. Par contre, dans les restaurants traditionnels, si les mézés sont délicieux, les viandes et poissons ne sont pas mis en valeur. Les petits restaurants rapides d’Istanbul fourmillent de plats délicieux et tentants qui permettent de mieux savourer les produits frais et les légumes à des prix vraiment sympa. Le plus simple: montrer du doigt parmi les 12 à 15 préparations fumantes derrière la vitre, servies à la demande. Et toujours avec le sourire…

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  8. La question est effectivement plus compliquée qu’il n’y paraît. D’un côté, en France, la main d’oeuvre est beaucoup plus chère. Il faut ajouter les cotisations sociales et les charges patronales au salaire minimum payé aux cueilleurs, puis le transport dans des conditions d’hygiène réglementées, ce qui gonfle le prix des fruits au kilo. En outre personne ne voudrait sérieusement troquer la protection sociale du travail française contre celle de Turquie. Tout ceci a donc un coût. Du reste, au marché du samedi matin en province, les fruits ne sont pas si chers que cela et leur qualité est excellente. Personne n’est obligé d’acheter des fruits sans saveur dans les immenses supermarchés des zones commerciales. La qualité a toujours exigé un investissement, quel qu’il soit.
    Je ne crois pas non plus que l’entrée dans l’Europe changera le goût des tomates turques, à moins qu’ils changent leur manière de les cultiver. Evidemment, s’ils adoptent tous une agriculture intensive sous serre et pesticides, la qualité s’en ressentira. En revanche je sais qu’une aide structurelle importante de l’UE, comme celle dont les Pays Baltes ont bénéficié, pourrait aider à résorber, non sans heurts et ratés, une part de la pauvreté des zones suburbaines et rurales. A chacun de négocier, car il est vrai que dans ce cas la macro-économie (investissements lourds, transformations des structures de production) entre souvent en conflit avec la micro-économie, celle des petits propriétaires et des foyers de production familiaux. Les évolutions brutales laissent toujours des gens sur le bas-côté, il faut juste tâcher de limiter au maximum les dégâts.
    Pour revenir aux tomates, j’ai l’impression que celles d’Ouzbékistan sont encore meilleures, mais peut-être est-ce un effet indirect de mon patriotisme ? Amitiés

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  9. Sylvie Lasserre a osé dire du bien des tomates en Turquie…
    Comme vous pouvez le constater dans les commentaires, parler positivement à propos de la Turquie est, en France, un exercice à très haut risque.
    Même lorque le sujet est la tomate ou les aubergines.
    Des lecteurs heureusement vigilants n’ont pas tardés à intervenir afin de bien recadrer cet article.
    Alors, imaginez si elle avait parlé du prodigieux patrimoine culturel, de cette civilisation très raffinée, des merveilleuses traditions familiales, de l’incomparable beauté du Bosphore, de la qualité de vie sur la côte Egée…

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  10. J’ai mangé des tomates dans la plupart des pays que je parcours du fait de mon travail et quand j’ai du temps libre à titre personnel, croyez moi nous payons bcp trop cher les fruits et légumes qui n’ont presque pas de goût, et je ne vous parle pas des tomates anglaises ou hollandaise, la tomate turque est de loin celle qui a vraiment le goût de la tomate, d’une vraie tomate!!
    Même avec les salaires qui ne sont pas les mêmes en Turquie les citoyens turcs ne paient pas aussi cher leurs fruits et tomates, de plus dans les grandes villes les salaires sont bien supérieurs à 500 eur, j’ai un ami qui gagne 1500 eur et il n’a que 29 ans, un Turc ayant quitté Bruxelles et qui se demande bien pourquoi il a attendu si lontemps en Belgique à Ankara on reconnait ses qualités alors qu’à Bruxelles … bref, vive la tomate la « vraie » !! 🙂

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  11. Euh… Juste pour info, en Turquie c’est le SMIC qui tourne autour de 400 euros, pas le salaire moyen !
    A part ça, je vous félicite Sylvie pour vos articles et votre regard différent sur les choses qui nous permettent de sortir un peu de notre train-train quotidien. Bonne continuation !

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