Turkménistan à Paris ce week-end : L’ombre du saint livre (documentaire)

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C’est à l’Action Christine, trois jours de suite, dans le cadre du Festival international du film des droits de l’homme.

Le Turkménistan abordé sous l’angle de la Ruhnama, le « livre de l’âme » écrit par le dictateur Niazov, appris par coeur dans les écoles et les universités, élevé au rang du Coran par le dictateur lui-même.

ruhnamacover.1236289218.jpgComment les industriels du monde entier, affamés par la promesse de juteux contrats, proposent au Turkmenbashi des traductions du Livre, que l’on trouve aujourd’hui dans une quarantaine de langues.

 A voir donc :  » The shadow of the holy book  » de Arto Halonen. (2008). Vendredi, samedi et dimanche soir.

Une réflexion sur “Turkménistan à Paris ce week-end : L’ombre du saint livre (documentaire)

  1. Merci d’exprimer le point de vue de personnes Turkmènes! Je suis expatrié depuis deux ans au Turkménistan, j’adore ce pays et les gens qui y habitent, j’ai appris la langue et je pense savoir un tant soit peu contextualiser ce que l’on y vit.
    J’ai été souvent outré par les savantes âneries propagées sur ce pays, notemment celles vendues par une experte qui y a passé cinq jours, mais entre bien d’autres mensonges, manifestations de colère etc.
    Pourrions nous avant d’aller juger nos voisins, balayer devant notre porte? N’y a t il rien à dire sur notre réalité politique, sur nos moeurs ?…
    Je me permets de rappeller que le Turkménistan a subi le joug Russe, puis soviétique pendant un siècle; ce pays a été bouzillé, culture, école, forte dépendence des techniciens Russes … Il est indépendant depuis environ 15 ans et se retrouve seul, sans doute fort heureusement, et frontalier avec l Iran et l’Afghanistan…
    Quatrième reserve mondiale de gaz, dixième exportateur de coton, ses richesse suscitent bien évidemment la convoitise des multinationales du pétrole qui ont maintes fois prouvé leur talent à entretenir des massacres dans maints pays pour les piller. C’est un miracle que le Turkménistan, véritable poudrière, ait pu échapper à ces salauds. On peut lire , avant d’en parler, les écrits de Niazov, qui relèvent d’une grande intuition et d’une grande finesse. Je ne les défends aucunement, et encore moins le Rhunama, mais peut être fallait il une main de fer pour créer la paix au Turkménistan. Pas de fanatisme religieux là bas. Les barbus n4iront là bas pas plus loin que là où ils vont, dans des pays comme le Maros, la Tunisie, même l4arabie Saoudite: On n’en veut pas. On les trouvera massivement en Iran, en France, au Soudan,…
    Ashgabat est la ville la plus agréable qu’il m’ait été donné de connaître. Paisible, larges allées, nombreux parcs, nombreux restaurants de plein air où l’on ne mange seul que si on le souhaite, aucune délinquance, population adorable, partout un sens extraordinaire de l’hospitalité. Le Turkménistan est un pays où l’on découvre l’hospitalité.
    Les visas sont trés difficiles à obtenir. Pas en France sans doute.
    En deux ans, j’ai vu beacoup évoluer ce pays: le parc automobile a considérablement évolué, nous avons maintenant internet à débit correct, et qui ne me semble pas censuré, par rapport à l’Arabie Saoudite où la Chine; la société évolue aussi, au contact des minorités étrangères présentes. (Turcs et Français) . La présence de Bouygues qui a les exigences, qualité, techniques, et surtout sécurité sur les chantiers, au Turkménistan.
    Il est trés difficile de travailler au Turkménistan, pays peut être le plus corrompu au monde, où l’on a maintenu la tête sous l’eau à la population pendant 6 décénnies et où il est trés difficile de faire reprendre confiance en ses possibilités à la main d’oeuvre… Quelle horreur de lire que Bouygues pactise avec le diable dictatorial ! Je ne veux rien savoir des transactions qui ont cours aux hauts niveaux, si j’en avais le coeur, je commencerais par éssayer de voir un peu ce qui se passe dans mon pays. Il y a de quoi. Je constate simplement la réalité de ce pays à cheval entre Moyen Age et modernité qui s’ouvre prudemment au monde.
    Les contraintes au Turkménistan, les réalités, ne sont pas les mêmes qu’en France.
    Je salue mes amis Turkmènes, je les remercie pour ce qu’ils m’apportent .

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