PORTRAIT. Rebiya Kadeer, dissidente ouïghoure nominée pour le prix Nobel de la Paix 2008

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Rebiya Kadeer, Munich Juillet 2007 © Sylvie Lasserre

Rebiya Kadeer, dissidente ouïghoure nominée pour le prix Nobel de la Paix

Genève, Palais des Nations Unies, mars 2007. Première rencontre. Elle regarde droit devant elle. Pas un cil ne bouge. Impressionnante. A sa droite, son interprète lit en anglais le discours qu’elle a écrit. Puis elle remercie : « Rahmat ! » – merci en ouïgour – et s’excuse de ne pas encore bien parler anglais. Elle promet : « Bientôt ». Elle apprend. Deux ans seulement qu’elle est sortie de prison. Elle est là pour représenter son peuple, les Ouïgours, qu’elle veut libérer des persécutions et du joug chinois. Rebiya Kadeer a déjà payé très cher son combat.

 

Sept ans dans les geôles d’Urumqi, la capitale du Xinjiang. A l’isolement. Les deux premières années, une cellule de deux mètres sur deux, sans fenêtre, avec pour tout matelas le sol dur de sa prison. Ensuite, cinq minutes d’air frais dans la cour tous les quarante cinq jours. « Je m’étais juré de me consacrer à la cause des Ouïgours si jamais je sortais vivante de prison. C’est ça qui m’a donné la force de tenir ! C’est la seule chose ! Sinon… autant mourir… » En effet, comment a-t-elle pu supporter l’enfermement, elle qui est née dans les montagnes reculées de l’Altaï, le berceau des peuples türks – Kirghizes, Ouzbeks, Turkmènes, Kazakhs, Turcs, Azéris, Ouïgours… -, là où « c’est très vert, il y a plein d’animaux sauvages et d’oiseaux » ?

Sa vie avait pourtant pris des allures de « success story » de roman. La petite fille pauvre de l’Altaï qui prend sa revanche et bâtit une fortune colossale… « Je me suis mariée très jeune. Mon premier époux gagnait 75 yuans – environ sept euros – par mois. Cela ne suffisait pas pour nourrir notre famille alors j’ai commencé à faire un peu de commerce. Je fabriquais des chaussures, des robes… Puis je les vendais. »

Près de trente ans plus tard, à l’époque de son arrestation en 1999, Rebiya Kadeer est à la tête d’un véritable empire commercial. Femme d’affaire, milliardaire, membre du parlement chinois… Aujourd’hui, il ne lui reste plus que quelques photos pour témoigner des années fastes. Sur celle-ci on la voit en compagnie de Bill Gates, sur celle-là avec Li Peng, l’ex-premier ministre chinois, sur cette autre avec une star de cinéma. Elle rit. Elle est drôle. Loin de s’appesantir sur son sort, elle plaisante en tournant les pages de son album.

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Rebiya Kadeer, Munich Juillet 2007 © Sylvie Lasserre

Après sa libération en mars 2005, Rebiya Kadeer ne reverra jamais son pays. « Les autorités chinoises m’ont mise directement dans un avion. Ils craignaient que je continue à faire de la propagande. » Destination Washington. C’est là qu’elle vit depuis, en exil forcé, avec son second époux, Sidik Rouzi, qui l’y avait précédée. Lui aussi a fui le régime de Pékin : « Mon mari a été incarcéré de 1968 à 1977 pour avoir conduit une manifestation à Urumqi. Il réclamait l’indépendance et la liberté pour les Ouïgours. Quelques années après sa libération, il risquait un second emprisonnement, cette fois pour ses écrits, alors il a décidé de s’enfuir. » Comment l’a-t-elle connu ? « J’avais entendu parler de lui et de son activité. Je voulais le rencontrer. Un jour, je suis allée lui rendre visite en prison. Et voilà… » Elle rit. Ils auront six enfants. Elle en a déjà cinq de son premier mariage.

Quelques mois après sa sortie de prison, en novembre 2006, Rebiya Kadeer est élue présidente du World Uyghur Congress (WUC), l’organisme qui chapeaute les 49 organisations militant pour les droits des Ouïgours. Prix Rafto 2004 – ce prix récompense une personnalité ayant agi pour les droits de l’homme –, nominée pour le prix Nobel de la Paix en 2005, 2006, 2007 et 2008, elle espère beaucoup de cette distinction : « Si je reçois le prix Nobel, le monde entier sera au courant de la cause ouïgour. Comme pour le Tibet. Nous pourrons enfin obtenir le support de la communauté internationale. » Elle a besoin des médias. De la pression internationale. Besoin que l’on sache.

En effet… Qui a entendu parler des Ouïgours, ce peuple turcophone et musulman qui vit aux confins de la Chine, sur ce vaste territoire qui s’étend depuis le Kazakhstan jusqu’au Pakistan ? Ils sont pourtant neuf millions, vivant dans la Région autonome ouïgoure du Xinjiang (RAOX). Quand ils évoquent leur pays, les Ouïgours ne disent jamais Xinjiang – nouveaux territoires en chinois – mais Turkestan oriental.

Là-bas, la moindre velléité de séparatisme peut être punie de mort. Il faut dire que le sous-sol du Xinjiang regorge de pétrole et de gaz… Comme les Tibétains, les Ouïgours connaissent l’oppression han. Contrairement à eux, ils ne bénéficient pas de l’appui des médias. Il leur manquait une figure emblématique, à l’image de celle du Dalaï Lama. Lacune que se dépêche aujourd’hui de réparer Rebiya Kadeer. D’autant plus que la situation devient urgente. Depuis quelques années, la colonisation han s’intensifie. La culture des Ouïgours est en train de disparaître dans l’indifférence générale. Eux avec, par assimilation forcée. On leur interdit de pratiquer la plupart de leurs traditions. Les Chinois han représentent aujourd’hui plus de la moitié de la population du Xinjiang. Ils n’étaient que 300 000, soient 4 %, en 1949.

 

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Rebiya Kadeer, Munich Juillet 2007 © Sylvie Lasserre

Munich, juillet 2007. Siège du WUC. Je retrouve Rebiya Kadeer, venue participer à une réunion du Comité exécutif du World Uyghur Congress. « Depuis septembre 2001, la répression s’est amplifiée. Le gouvernement chinois utilise de nouvelles formes de persécutions. Des millions de colons chinois s’installent chez nous. Ils font ce qu’ils veulent, ils ont du travail et de belles maisons alors que nos jeunes ne trouvent pas d’emplois et que la plupart des Ouïgours vivent dans la pauvreté. Les hommes sont arrêtés au moindre prétexte, faussement accusés de terrorisme. Les jeunes filles célibataires sont incitées à partir travailler comme main d’œuvre bon marché à l’est du pays. La pratique de la plupart de nos traditions est interdite. L’enseignement, autrefois en ouïgour, se fait désormais en chinois. » Elle parle de plus en plus vite, scande son discours avec les mains. Ses mots claquent, sa voix est sûre.

Après son arrestation pour avoir dénoncé au Parlement la tuerie de Guldja, Rebiya Kadeer sera arrêtée en août 1999.« J’avais rendez-vous avec une délégation américaine venue enquêter sur la situation des droits de l’homme au Xinjiang. Alors que j’approchais de leur hôtel, une centaine de policiers a encerclé le quartier. Il y avait aussi les services secrets, venus pour m’arrêter. J’ai réussi à les repousser, à m’échapper et à grimper sur le toit d’une voiture. Je hurlais : ‘Au secours ! Au secours !’ Mais ils ont fini par m’attraper. Ils m’ont mis quelque chose sur la bouche et m’ont emmenée. Des gens dans la rue m’ont reconnue et ont pu prévenir mes enfants. » S’ensuit une condamnation à huit ans de prison. Motif : « divulgation de secrets d’Etat ». On lui reproche d’avoir envoyé des coupures de presse à son mari, réfugié politique aux Etats-Unis… Elle sera libérée sept ans plus tard, pour raison de santé, grâce à la pression internationale et en particulier à l’intervention de Condoleezza Rice et d’Amnesty International.

Cinq de ses enfants sont restés en Chine. Trois de ses fils ont été arrêtés fin 2006, les deux autres sont sous étroite surveillance. « Ablikim vient d’être condamné à neuf ans de prison, ils l’ont torturé, il va très mal. Je suis inquiète. Alim a été condamné à sept ans. » Officiellement, pour évasion fiscale. En réalité, à cause du combat qu’elle mène.

Ton pays te manque ? « Bien-sûr… Je leur ai demandé de pouvoir y retourner au moins une fois encore… » Tu as demandé… au gouvernement chinois ? Elle fait oui de la tête. Tu penses qu’ils vont… Elle fait non. Silence. Elle pleure.

Copyright Sylvie Lasserre. Article paru dans Le Monde 2, La Stampa, Elle Belgique, Le Temps.

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77 réflexions sur “PORTRAIT. Rebiya Kadeer, dissidente ouïghoure nominée pour le prix Nobel de la Paix 2008

  1. @ Xavier

    Tu m’excuseras mais non seulement tu fais comme si tu n’avais pas lu mon message mais surtout tu n’y as pas repondu, ni debattu. Tu as exprime une seconde fois TES convinctions. J’attends toujours ton opinion stp.

    Je vais te repondre sur ton dernier message.
    Je suis d’accord avec ton analyse de la situation en France des cultures regionales.
    MAIS ce n’est une raison pour faire de meme en Chine, tu ne me parles pas de la Colonisation massive en cours par ailleurs.

    Trouves-tu que la France soit un bon exemple pour sa gestion des minorites regionales dans l’histoire? certainement pas, alors ne faites pas la meme chose !

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  2. Il ne faut pas comparer l’incomparable. Cette comparaison Ouïghour-Breton ne tien pas le bon bout parce que la Chine n’est pas un pays démocratique et elle ne respecte pas ces engagements vis à vis des ouïghours. Oui, la constitution chinoise protège la langue ouïghour. Mais cette loi n’a jamais été appliquée comme il faut. Il y a plein de régles locales qui interdisent l’application de la loi.

    Désolé de vous dire qu’en Chine il y a beaucoup de loi mais en même il n’y a pas de loi. La chine n’est pas un pays gouverné par la loi, contrarement à ce qu’ils disent les chefs de CCP « … Le gouvernement chinois et les départements compétents font des choses selon la loi… » .

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  3. Si la Chine nouvelle prenait la très bonne exemple de l’Italie, ce sera trop cool:

    « L’Italie va indemniser la Libye pour la période coloniale

    Rome devrait verser 3,4 milliards d’euros à Tripoli en dédommagement de la colonisation italienne en Libye, qui dura de 1911 à 1942. »

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  4. Encore un autre article d’apologie contre les Han rédigé par quelques exilés sur-excités Ouighour soutenus par « Le Monde » dans sa campagne « anti-Chinois » !!!

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  5. Vive les ouïghours, j’ai été fier de faire leur connaissance en manifestant pour le Tibet il y a peu. Le pouvoir chinois a toujours eu la même stratégie pour éliminer les colonies : destruction systématique par importation de population Han (ou bien au Tibet « importation » forcée de musulmans), langues et traditions interdites, au Tibet les temples ont été réparés, mais sont vides de spiritualité, juste des produits touristiques
    Les Mandchous ont disparu de cette façon, de même les mongols, bientôt sans doute les tibétains, et les ouïghours ; et puis on voit pointer le tour du Népal ? Dirigé par les anciens militants sans aucun doute financés par l’argent du PCC, Pourquoi pas ?
    Honte aux occidentaux stupides qui applaudissent des Jeux Olympiques couleur de sang

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  6. C’est vrai que George Soros finance les ONG de l’Asie centrale. C’est vrai que les Ricains, les British et autres occidentaux essayent d’affaîblir la Chine en utilisant ses minorités comme ils l’ont fait avec l’URSS et le font encore avec la Russie.
    Mais ça ne change rien sur le fond: les Ouighurs ne sont plus chez eux sur leur propre terre! Les Han les envahissent de plus en plus, les spolient et les réduisent à être des vendeurs de souvenirs (le proverbial vendeur de tapis musulman).
    Les empires Soviétique et Chinois n’avaient qu’à tenir leurs promesses: un développement culturel et économique égal pour tous les groups éthniques, indépendemment de leur poids démographique.
    Ces empires ont menti aux petites ethnies, les ont roulé dans la farine, de la même façon que l’empire Britanique a roulé dans la farine l’Inde, la France le Maghreb, l’Indochine ou la France-Afrique ou les US l’Amérique latine.
    Le vorace appetit égoiste des nations impériales les conduit toujours à de grâves indigestions.
    Idem pour la Chine qui a prétendu être Communiste et égalitaire sur le plan ethnique et est en faite devenue Utra-Capitaliste et Ethnocentriste Han.
    Les Han ont dans leur histoire des cycle qui passent de la déchéance à la grandeur puis à une nouvelle déchéance, comme on dit: plus ils sont grands et plus ils tomberont de haut…
    Apprendre de l’Occident c’est aussi ne pas répéter ses erreurs coloniales. Les Chinois semblaient l’avoir compris à l’époque de Mao. Mais l’appât du gaîn est si fort. Comment y résister.
    Merci Mme Lasserte pour vos articles, vous êtes visiblement partiale dans votre analyse, mais c’est de bonne guerre. Les gens de l’Asie centrale sont si attachants et leur survie dans ce monde de grandes puissances est loin d’être garantie.
    Quant à Ferghana: « Reverrai-je jamais ma belle terre, ma belle vallée de Ferghana » comme le disait Leonid Soloviov dans le Le prine enchanté.
    Peut-être feriez vous un article sur la Ferghana un jour et aussi sur le Hizb-U-Tahrir? 😉

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  7. Le journal « Le Monde » est en difficulté financière, c’est un fait !

    Par ailleurs, ce même journal fait apparaître un article de propagande pro-indépendantiste Ouighours dans onglet « Blog » d’une manière non permanente, mais simplement lorsque vous vous connectez sur son site pour la première fois dans la journée.

    Donc, je fais automatiquement un rapprochement de cause à effet : moyennant un don des indépendantistes Ouighours sur-excités, ces derniers peuvent faire leur apologie anti-Han en forme de blog sur son site.

    Limite du modèle de démocratie occidentale, on a toujours besoin d’argent pour faire tourner la boutique !!!

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  8. Ecris plus haut par Julie,

     »Je suis un dungan mais viens du Turkestan oriental. En fait il y a 3 mois je suis venu en france ,j’ai été vraiment pro-chine avant être en france,mais bientôt j’ai trouvé »

    Cette  »Julie » essaye tant bien que mal de nous faire croire qu’elle vient du Turkestan oriental mais ses erreurs de francais sont pour ainsi dire mal digerées!!!, elle n’oublie pas les accents, les chapeaux (bientôt), les virgules……… apparement le francais se porte bien en Asie!!! A moins que Julie soit née en France ensuite partie la bas!!!

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  9. je comprends mieux le pourquoi de l’attitude des chinois face au conflit géorgien, la Russie aura du mal à avoir son allié « naturel » à ses cotés. Mais pourtant je cire vivement la paix.

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  10. La Chine nouvelle gagnera et la paix sera propice pour tout le monde.

    Voici le nouveau slogan: « Tu veut la paix ? Alors tait toi et laisse moi faire ce qui me regarde ».

    En résumé: si le monde est trop faible et trop envi de continuer à consommer des produits bon marcher, ce sera bon pour le monde de ne pas se mêler dans les affaires de cette Chine nouvelle.

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  11. Aux réactionnaires Ouighours,

    réfléchissez et arrêtez d’être manipulés comme pour les tibétains par les occidentaux qui veulent simplement diviser et affaiblir tout simplement la Chine en brandissant hypocritement des slogans divers tels que « droit de l’homme’, etc…!!!

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  12. @patriote chinois,

    Vous pensez que les tibétains et les ouïghours n’ont pas de tête pour réfléchir eux mêmes? vous pensez qu’ils sont sourds et borgnes? Je suis chinois mais je ne pense pas que la question de droit de l’homme est une affaire intérieure de la Chine.

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  13. Les valeurs universelles des hommes, telles que celles de paix, de liberté, d’amour, de fraternité, d’égalité sont des valeurs que tous les hommes et les femmes portent en eux, au plus profond d’eux. Nous avons tous le sang rouge. La question des droits universels des hommes et des femmes est aussi une affaire intérieure de la Chine. Les Chinois ne sont pas différents des autres peuples. Doit-on accepter l’excision des femmes africaines sous prétexte qu’il s’agit d’un fait culurel?

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  14. To Zhang qui a écrit:
    ‘Je suis chinois mais je ne pense pas que la question de droit de l’homme est une affaire intérieure de la Chine. ‘

    Je sais pas d’où viens-tu, mais je suis Chinoise, je ne pense pas que le problème de droit de l’homme est aussi grave que vous imaginez.
    Le gouvrnement chinois a énormément investi sur le développement des régions Petite Ethnie et de l’éducation locale. Faut toujours pas critiquer la Chine avant un voyage approfondi sur ce continent. En fait avant mon arrivée en France, j’avais aussi plein de préjugés pour le peuple européen comme tous les autres asiatiques. Mais j’ai déjà commencé à apprendre à connaître un vrai France qui n’est pas aussi paresseuse, stagnante que mes amis chinois imaginaient. C’est un pays sympa, non?

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  15. Comme quoi, laissons des chinois de vivre à leur manière et tant pis pour ceux qui sentent opprimer.

    J’ai toujours dit « Si on n’est plus apte à vivre avec un système, pourquoi casser la tête à vivre dans la souffrance ».

    La France est un beau pays et tout particulièrement vrai à Paris, là où j’habite et je m’exprime. Il y a tant de façon pour quitter son pays oppresseur et pourquoi s’en priver ?

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  16. Bonjour à tous et merci pour ce passionnant article.

    J’ai passé un petit moment a lire les débats ici et là,
    et je pense que beaucoup de gens vont dans la mauvaise direction, ou du moins, penchent trop vers les extrêmes.
    Tous les peuples peuvent vivre dans le même pays,
    il suffit juste que les règles s’appliquant à tous soient justes et équitables.
    Or, il me parait évident qu’en Chine, la discrimination existe, notamment car ce pays a des difficultés a laisser les minorités en paix avec leurs cultures et croyances.
    Pourquoi ne pas discuter d’autonomie, de relative indépendance vis a vis du pouvoir central ?
    Evidemment, la tolérance 0 avec le terrorisme est normale, mais la situation ne s’arrangera pas en bâillonnant (cf Tien An Men). Cela est de l’oppression pure et simple.
    Pour finir, je pense que si personne ne bouge, avec le plan de colonisation assez active mis en place par le PCC (constaté encore sur la cinquième dernièrement, par un gentil monsieur qui mène dans cette région des recherches sur l’avancée du désert), toutes les cultures minoritaires en Chine sont vouées a disparaitre.
    Et ça ç’est un drame.

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  17. @Pour une Chine multi-ethnie

    Faites vous aimer par les autres, ne hurlez pas aux autres en leur demandant de venir vers vous pour vous aimer…

    J’ai entendu de dire que au Turkestan Oriental les chefs de PCC dans des écoles demandent aux étudiants musulmans de boire de l’eau ou de manger des graines de tournesol pour trouver des gens qui ont fait du Ramadan. Si trouvé, grande punission ou expulsion des écoles. Pour quoi ils n’ont pas le droit de pratiquer leur religion librement?

    Une autre question: pour quoi l’enseignement en ouïghoure est interdite?

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  18. Alors a ceux qui veulent donner des lecons…
    Dans la province chinoise din Xinjiang, les Ouighours jeunes et vieux parlent oughouir…
    Dans la province/region francaise de de Bretagne les jeunes et vieux bretons de souche parlent Francais et pas breton.

    OUI, la comparaison Ouighour-Breton ne tient pas la route, car la France a deja genocide les bretons en terme de langues, et cultures… les lois francaises mainiennent ce genocide et sont parfaitement applique.
    C’est 100 pire que la Chine qui a des lois protegeant les langues minoritaires et dont l’application n’est pas parfaite.

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  19. À quand un séparatiste corse nominé pour recevoir le Nobel de la paix ? J’en ai marre de voir des articles sur l’indépendance des provinces chinoises qui crient à la persécution. Si le Tibet était resté indépendant, il n’y aurait toujours là-bas que des gus en toge et en tongues agitant des gris-gris. C’est pas un mal mais bon … Hors la Chine développe le Tibet tout en procurant aux Tibétains des avantages que les Chinois n’ont pas. Et bien sûr, ce n’est jamais l’angle avec lequel est abordé la question.

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  20. Lectrice à mes heures perdues, je me plaît à lire vos articles, qui m’apprennent et m’étonnent d’avantage les uns après les autre. Sans parler politique, vos articles m’informent et je vous remercie de me faire découvrir ce peuple que je ne connaissais pas…

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  21. BONJOUR !!! Oui il y a un Peuple OUIGOUR qui subsiste sur plusieurs pays CHINE, KIRGHIZISTAN et KAZAKHSTAN et même plus loin vers l Europe centrale … COMME LES BASQUES à moitié en Espagne à moitié en France OU comme les KURDES en partie en Irak en partie en Syrie et en partie en Turquie.
    PROBLEME = Les ETATS sont organisés en GEOGRAPHIE pour UN PEUPLE dont l histoire peut comporter plusieurs peuples mais difficilement le présent !!!
    IL FAUT DONC INVENTER UNE NOTION de PEUPLES répartis sur plusieurs états et que les CONFEDERATIONS d ETATS tiennent compte des REGIONS … A+

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  22. Les divers commentaires sont très intéressants. Je comprends un peu mieux ce phénomène que sont les wufens. Les wufen, surnom donné aux internautes qui défendent les positions du gouvernement sur la Toile, payés cinq fen par intervention, c’est-à-dire, 0,5 centimes d’euro.
    Les arguments de types culturel et identitaire éclipsent joliment les arguments de types démocratique et économique, dans certains commentaires ci-dessus.
    Bien à vous.

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  23. Pingback: Rebiya Kadee, la femme qui effraie Pékin «

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